La Magie - Interprétations, réflexions, thèses et hypothèses par Raeven Karl Sylvarion Estreak

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    Message par RaevenKS le Jeu 24 Jan - 17:32


    La Magie
    (Interprétations, réflexions, thèses et hypothèses par Raeven Karl Sylvarion Estreak)

    La Magie dans notre univers est un vaste sujet. Tantôt considérée comme un source de création, tantôt comme une source de destruction, il est point clair pour tout le monde, la magie est une énergie puissante apte à produire des miracles.

    Celle-ci peut se scinder en deux fois deux groupes, chacun des deux groupes n’ayant aucune incidence sur l’autre classification. Dans la première classification, que j'appellerai “Le Sacré et l’Impie”, nous avons donc une nette mise en parallèle d’un côté la Magie Sacrée (celle de la Lumière) et de l’autre la Magie Profane (aussi appelée Impie, celle des autres sources de magie, pas celle des Chevaliers de la Mort ou plus généralement du Fléau), et de l’autre, les magies “Arcaniques” (au sens fonctionnel du terme) et les magies “Divines”.

    Mes connaissances se limitant principalement aux magies “Profanes Arcaniques”, je n’irai qu’effleurer les spécifications des magies dites Divines.

    Classification “Sacrée et Profane”

    Comme évoqué précédemment, la magie dite Sacrée fait exclusivement référence à la Lumière. C’est une magie vue comme pure par ses utilisateurs, et souvent presque exclusivement bénéfique pour les êtres dits purs. Elles s’opposent également aux autres magies Profanes par la dévotion que son utilisateur met dedans.

    De son côté, la magie Profane (ou Impie) regroupe toutes les autres énergies magiques : La Gangrène, la Nature, l’Arcane, le Vide et la Mort, ainsi que les énergies chamaniques des différents plans élémentaires. Chacune de ces magies s’utilise de manière distincte des autres, bien que des similitudes soient visibles entre certaines.

    Ce qui nous amène à parler de la classification que j’estime être celle qui présente le mieux le fonctionnement des différentes magies, l’opposition “Arcanique” au sens large et Divine.

    Classification “Arcanique et Divine”

    Cette classification est, à mon sens, la plus précise. En effet, cette distinction permet d’expliquer fonctionnellement la différence dans la manière de les appréhender.

    La Magie que j’appelle Divine est une magie qui obéit à la volonté [1] d’un concept supérieur à l’utilisateur. Que ce soit la Lumière (dont la source semble varier avec par les Naaru ou simplement la foi personnelle de l’utilisateur) ou le Chamanisme (avec les éléments et les esprits), l’utilisateur fait montre de sa dévotion et de sa pureté pour se voir prêter ses pouvoirs d’une volonté qui n’est pas uniquement la sienne. Il peut y avoir des sacrifices, des pactes ou encore des échanges de procédé, mais ces énergies ne viennent parfois pas directement sur Azeroth par la seule volonté du lanceur.

    C’est aussi ce qui explique que ces lanceurs puissent porter des armures plus lourdes que le tissu. En effet, puisqu’ils n’ont pas de manipuler une énergie capricieuse, ils peuvent se permettre de porter des protections comme de la maille ou de la plaque qui entreraient en interférence avec les magies “Arcaniques” (toujours au sens large).

    A l’opposé, il y a donc les magies “Arcaniques”. Ces magies se basent majoritairement sur des énergies sans volonté propre. L’Arcane (au sens strict cette fois-ci) ou la Gangrène viennent d’énergies capricieuses et instables et sont soit présentes à la base sur Azeroth, soit viennent d’une autre dimension, mais sont toutes sur la base d’une énergie communément appelé “Le Mana”. En effet, que ce soit pour utiliser le Vide, l’Arcane ou la Mort, l’énergie principale utilisée se nomme Mana, ou “Énergie vitale”. L’Arcane est le Mana d’un titan, le Vide le Mana d’un Seigneur du vide ou la Gangremagie le Mana d’un titan corrompu (Sargeras, ou Argus, par exemple) ou d’un démon (dans le cas des démonistes moins talentueux, disons). L’énergie de la Mort étant intéressante car ce n’est pas l’énergie vitale qui est utilisée, mais son absence.

    Ces magies, utilisant le Mana, fonctionnent toutes de la même manière au sens large : L’incantateur utilise une série de mots et de gestuelles plus ou moins complexes et longs pour puiser le Mana nécessaire et le façonner selon ses envies. C’est un exercice épuisant qui peut entraîner des douleurs ou des incapacités, et dans les cas extrêmes, la mort par épuisement (ou décomposition, ou corruption, ou qu’importe en fonction du mana utilisé).

    Et c’est là où les similitudes commencent. Comme évoqué plus haut, les magies divines remplacent les incantations parlées et gestuelles par des suppliques ou des prières et des poses méditatives ou de martyr. Cela permet à l’utilisateur d’invoquer la puissance de la volonté supérieure et de lui accorder ces pouvoirs.

    Le cas des magie Druidique et du Vide sont intéressantes cependant, car elles utilisent à la fois des énergies “divines” (d’Elune, d’Ans’he ou d’un Loa pour le druidisme, ou d’une puissante entitée du vide), mais de l’autre, puisent également dans une énergie plus inerte (celle du Rêve d’Emeraude ou le Mana d’un Seigneur du Vide). Elles sont donc à mi-chemin dans leurs fonctionnements entre une magie divine et une magie “arcanique”. C’est par exemple le cas de Tyrande et Malfurion. D’après ce que j’ai pu en lire, Tyrande invoque fréquemment l’aide d’Elune pour une pluie d’étoiles, là où Mafurion invoque ses sarments sans demander d’avis, alors qu’il implore les esprits de la nature dans le cas d’une invocation de tréans. Tyrande est à rapprocher du fonctionnement d’un prêtre classique, là où Malfurion puise son fonctionnement plus dans l’énergie du Rêve (et de la Nature). Pourtant, en fonction de leur spécificité, les druides savent également faire pleuvoir des étoiles, ce n’est donc pas limité à une prêtresse d’Elune.

    Les incantations

    Qu’elles soient d’origine divine ou “arcanique”, les magies obéissent plus ou moins à des règles similaires, les incantations. Laissons de côté les longs rituels et les ingrédients à ne plus savoir quoi en faire, une magie nécessite deux constantes : une incantation vocale (ou parlée) et une incantation mobile (ou gestuelle).

    L’incantation vocale :

    Dans le cas des magies divines, les incantations parlées sont des prières ou des suppliques, comme il a déjà été évoqué. On peut de nouveau citer Tyrande qui fréquemment appelle l’aide de sa Déesse , mais cela fonctionne également avec tout les prêtres, les paladins (et les assimilés chez les Draeneï ou les Sindorei) ou les chamanes.

    Pour les magies plus arcaniques, des mots de pouvoir sont utilisés, ils servent à pré-manipuler les flux magiques et à focaliser l’esprit du mage (ou de l’incantateur) sur le flux que son sort va suivre. La magie obéit donc a des règles “grammaticales” : Des mots servent uniquement à la liaison sans avoir de puissance particulière, d’autres servent à façonner (ou corrompre, selon certaines sources) en un élément et d’autres encore à charger l’utilité d’un sort. Chaque sort peut-être lancé avec des langues spécifiques, et auront aussi leur grammaire spécifique, mais le Mana est une énergie universelle qui peut souvent être utilisée par toutes les races d’Azeroth. Les races “jeunes” (Humains, Réprouvés entre autre) auront une grammaire différente de celle des races elfiques (et les Shal’dorei sont encore à part. En dix milles ans d’évolution magique en huis-clos, si évolutions réelles dans ce domaine il y a bien eu, cela donnera forcément une manière d’appréhender la magie de façon complètement différente). Les mages utilisent souvent un ancien langage commun, puisque les mots qui y sont utilisés ont déjà fait leurs preuves. Il est à noter que les utilisateur de la Gangrène, le Vide ou de la Mort auront bien entendu des mots propres à leur domaine, avec des langues particulières.

    La gestuelle :

    De l’autre côté de l’incantation, nous avons la gestuelle. Pour la magie Divine, ce sont plus des positions sacrificielles ou de martyr, permettant d’offrir à la « Volonté Supérieure ou Intérieure » une preuve de sa dévotion. Joindre les mains, lever des chapelets, écarter les bras, je ne vous ferais pas l’affront de donner une liste exhaustive, chacun de ces individus a ses propres mécanismes, bien que certains reviennent.

    Chez les incantateurs arcaniques, celle-ci sert à directement capter les flux magiques pré-manipulés par l’incantation parlée pour les tisser. Il est fréquent de bouger les mains, les doigts, les bras ou parfois les jambes ou même le corps. Elle permet de faire du corps de l’incantateur une forme de catalyseur à travers lequel l’énergie manipulée peut passer comme un fluide.

    Les deux types d’incantations sont des paramètres importants dans le lancement d’un sort. Pour les religieux, elles déterminent le “regard“ que la Volonté qui prête le pouvoir peut avoir et définit si oui ou non elle répond. Pour les magies “arcaniques”, elles permettent de garder sa focalisation sur l’énergie instable manipulée, évitant alors de graves accidents (explosions prématurées du sort, déflagrations dues à la pression arcanique) ou de lancer de simples pétards mouillés (fumées, petits éclats, etc).

    Mais il est possible pour un mage arcanique (peut-être également pour les religieux, mais je n’ai pas de réflexion à ce sujet à faire part en l’état) de travailler spécifiquement un sort (et ce travail EST spécifique pour chaque sort) pour se passer soit de la gestuelle, soit de l’incantation parlée, voire des deux dans les cas des sorts les plus travaillés à cela. L’incantation statique et l’incantation silencieuse se travaillent, séparément, pour un sort, et le travail est souvent long et laborieux (l’esprit doit entièrement se focaliser sur l’incantation, ce qui demande de vrais nerfs d’acier ainsi qu’une compréhension poussée des flux magiques utilisés).

    Cependant, il est à noter que l’utilisation de ces incantations ne se font pas sans risque plus élevé ni sans baisse d’efficacité du sortilège. Les flux magiques seront moins captés par une incantation silencieuse, et moins bien manipulés et catalysés par un incantation statique.

    On peut définir l’efficacité d’un sort comme ceci :

    Efficacité du Sort = ((Maîtrise + Longueur) de l’incantation parlée x (Précision) de la gestuelle + à côté (cercles et runes de puissance, ingrédients, et tous les autres à côté) )

    Pour faire valoir cette équation, je vais vous attirer l’attention sur une démonstration relativement simple que l’on retrouve dans quelques grimoires des cursus magiques académiques, la comparaison Kadghar à son stade d’étudiant et de Medhiv, dernier Gardien de Tirisfal. Lorsqu’une téléportation est effectuée par Kadghar, on le lit  dessiner des runes cabalistiques au sol à la craie, tout en incantant et en allant chercher l’énergie très bas, la main ouverte, avec une difficulté claire de la tâche. A côté, Medhiv dessine quelques runes magique à l’aide de sa main, ferme les doigts à hauteur d’oeil et n’incante même pas.  Bien entendu, il y a tout un panel de puissance entre un apprenti et un puissant maître tel que put l’être Medhiv.

    Finalement, un sort souvent vu comme instantané ce n’est pas simplement un doigt tendu, c’est un mot vif et une gestuelle très rapide, là où un sort canalisé peut-être considéré comme une longue incantation visant à produire un effet sur le long terme.

    Cette petite base faite, nous allons pouvoir entamer en profondeur le fonctionnement de la magie arcanique (de l’arcane, en laissant de côté les autres magies à base de mana). J’ai pour vision un enseignement très académique comme celui prodigué par Dalaran et le Kirin Tor, aussi quelques détails peuvent changer, même si fondamentalement, le fonctionnement sera le même. La magie arcanique est donc découpée en plusieurs écoles, qui sont des sous éléments de pensés et de fonctionnement. Au nombre officiel de sept (bien que techniquement huit), les écoles de magie arcanique de Dalaran sont néanmoins en partie présente dans d’autres courants magiques (je pense aux Illusions, dont les Shaldorei sont particulièrement friands, et qui n’ont jusqu’à présent jamais connu les enseignements de Dalaran).

    Nous allons donc voir les écoles dans un ordre qui n’a pas d’importance, si ce n’est que l’évocation est la première école que nous allons voir puisque également l’école la plus importante.

    Les Septs Écoles de Magie Arcanique

    Introduction :

    Les Écoles de magie ne sont pas interdépendantes, mais elles ne sont pas non plus inutilisables de manière combinée. Ainsi, un mage peut coordonner un sort de Divination pour obtenir un autre point de vue et ensuite déchaîner une tempête de flammes tout en restant à l’abri. Bien entendu, ce type d’assemblement de sorts nécessitent un calme et une concentration fixée du praticien, souvent à l’aide d’objets cabalistiques, de catalyseurs et d’ingrédients magiques en tout genre.

    Voyez cela ainsi : Vous pouvez lancer des sorts qui sont spécifiquement focalisés sur une école de magie, mais rien ne vous empêche de mixer deux ou peut-être trois (voire plus dans le cas des mages les plus puissants) écoles pour obtenir des sorts d’une puissance et d’une utilité colossale ! Un mage a deux seules limites, son imagination, et la précision de sa connaissance sur lui, sur les écoles qu’ils souhaitent utiliser et du lieu où il se trouve.

    Il est seulement à noter que combiner plusieurs écoles peut avoir des résultats désastreux, spécifiquement pour un débutant.

    L'Évocation :

    L'Évocation est l’école qui sert de base à toutes la magie arcanique à partir du moment où un mage (ou un sorcier, arcaniste, etc) souhaite produire des sorts d’une qualité minimum. En effet, c’est l’école qui apprend aux néophytes et aux adeptes à manipuler les flux arcaniques et à puiser des ressources dans le mana environnant. “Elle se base spécifiquement sur les apprentissages d'un mage pour matérialiser un sort, on canalise le/la mana omniprésent(e) autour de nous pour lui donner une forme et une couleur dû aux particules rassemblées puis on la corrompt en feu, glace et ombre ou autre élément compris dans l'évocation.” (Les Écoles de magie des arcanes - Introduction)

    Les mages dit “Élémentalistes” sont des maîtres en Évocation : Boules de feu, Éclairs de givre, Piques de pierre ou encore Foudre. Ils peuvent façonner l’énergie magique pour leur donner des propriétés semblables à celles des éléments tels que l’on peut les trouver à l’état naturel (c’est plus difficile pour l’arcane pure mais…). Les éléments ont un classement en terme de simplicité de stabilisation et de génération d’un sort “élémentaire” : L’eau (ou la glace) qui est l’élément le plus simple à façonner, la terre, l’air puis le feu qui est l’élément le plus instable à façonner (mais qui l’est toujours plus facilement que l’arcane pure).

    Pour les apprentis, les néophytes ou débutants, l’évocation permet de réaliser des sorts très basiques et très simples : Lucioles, flammèches, glaçons, dessins magiques, tourner les pages d’un livre, faire léviter faiblement un objet, et plein d’autres petites activités simples sans grande utilité ou grande puissance, mais qui permet aux mages en devenir d’appréhender les mots de pouvoirs les moins puissants, comprendre comment construire la structure d’un sort et obtenir une gestuelle précise (et comprendre son intérêt).

    Un mage maître d’une autre école se doit nécessairement d’être également un maître évocateur (sauf si le savoir dans l’autre école est purement théorique), puisque c’est la limite de la compréhension et la pratique de l’évocation qui limite également la pratique d’une autre école.

    L’Illusion :

    “L'illusion est l'art de tromper la réalité elle-même. Les brumes de l'illusion peuvent rendre un mage invisible ou inaudible au monde, ou encore déformer l'image d'un endroit en quelque chose de totalement différent. L'illusion peut être utilisée pour se déguiser ou manipuler, mais il existe des sorts pour contrer les illusions dans l'école de Divination” (Les Écoles de magie des Arcanes - Illusion).

    Avec cette école, le mage peut facilement se dissimuler derrière un physique qui n’est pas le sien, altérer sa voix ou même s’inventer des mimiques particulières sans que les spectateurs externes ne se doutent de quelque chose.

    Les mages dit “Illusionistes” sont souvent de puissant adeptes de l’Illusion. Ils peuvent créer des bâtiments entiers, et altérer de manière virtuelle l’intégralité de leur environnement proche, voire couvrir d’une illusions des ennemis en alliés pour semer la confusion dans les rangs adverses, ou des alliés en ennemis pour augmenter l’efficacité d’une infiltration ou la recherche de renseignements.

    Les plus puissants d’entre eux, comme Jandice Barov, sont capables de créer des Illusions tangibles, les confondants souvent avec des créations d’un Transmutateur, capable d’infliger des dégâts mais également de toucher ou de parler, d’avoir un souffle et toutes les sensations associées à un être de chair et de sang. Cela nécessite une excellente maîtrise de l’école et souvent des notions en transmutations, mais également une immense quantité d’énergie et de focalisation de la part du mage qui souhaiterait atteindre ce niveau, sans pour autant les réaliser à mêmes le champ de bataille (mais plutôt dans une zone sécurisée où l'entièreté de la focalisation du mage peut être sur la réalisation et le maintien du sort). La capacité de Jandice à l’effectuer en plein combat dénote d’une maîtrise presque sans égale en la matière.

    Deux écoles se mariant bien avec l’Illusion : La transmutation (pour réaliser des illusions “physiques”) et la divination (pour projeter sa vision loin et réaliser une illusion en sécurité).

    Il est à noter qu’une simple détection magique de la part d’un mage “qui se doute de quelque chose” peut briser même l’Illusion la plus puissante, sauf si cette dernière a totalement pris le contrôle de l’esprit du Divinateur.

    L’Abjuration :

    C’est l’école de “l'étude de la magie protectrice et l'une des plus importantes écoles qu'un jeune magicien doit étudier” (Les Écoles de magie des arcanes - Abjuration). Pour plusieurs raisons, il est important pour un mage de se protéger de divers situations. Que ce soit à se retrouver en plein milieu d’un combat contre un guerrier pour se protéger des attaques physiques, ou pour anticiper une éventuelle perte de contrôle du flux magique et se protéger des dégâts que celle-ci pourrait causer. En effet “les adeptes des arts arcaniques sont souvent ambitieux mais se retrouvent parfois dans des situations où la magie se glisse hors de leurs contrôle” (Les Écoles de magie des Arcanes - Abjuration).

    Avec cette école, le mage dit “Abjurateur” peut lever des boucliers magiques peut lever des boucliers de mana mais également façonné en un élément particulier (givre, feu, et autres), préparer des sorts de garde pour se protéger d’une effusion magique non-contrôlée ou encore la fameuse “Armure du Mage”. C’est l’une des écoles les plus utilisée, et à haut niveau, il est possible de maintenir des boucliers sur des bataillons entiers ou lever d’immenses barrières arcaniques miroitantes. L’abjuration est aussi une magie très fortement utilisée par les “Brise-Sorts”, dont ils maîtrisent ses aspects. En effet, les incantations visant à diminuer l’intensité des flux magiques et les mots de pouvoir utilisés pour briser des incantations sont d’ordre défensif, même si c’est une défense active au même titre que les Gardes. Les deux maîtres abjurateurs notables étant Doan -et notez ce moment où je cite un ancien archimage de la Croisade Ecarlate- et Antonidas. Le premier a inventé un sort en fusionnant l’Abjuration et l’Evocation pour rapidement canaliser une puissante énergie magique pour relâcher un sort dévastateur tout en se protégeant sur la durée. Le deuxième est à l’origine de la Barrière magique de Dalaran, dont il a maintenu seul la dernière épaisseur tout en affrontant un chevalier de la mort et une horde de goules.

    Fondamentalement l’Abjuration se marie bien avec toutes les écoles de magie : n’importe quel mage a besoin d’une protection, qu’elle soit provisoire ou sur le long terme.

    La Transmutation :

    “L'école de la transmutation est la plus populaire et la plus utiles, cette école de magie arcane sert à modifier l'espace et le temps lui même” (Les Ecoles de magie des Arcanes - Transmutation). C’est l’école de tous les mages qui aiment se simplifier la vie, j’oserai dire. Lévitation, Téléportation, Transfert, Portail, Animation d’objet pour leur donner une vie propre (souvent combiné à l’Enchantement), Ralentir le temps ou l'accélérer un instant pour gagner en vitesse, Animation de dessin ou la Métamorphose ne sont qu’une des différentes utilités et des différentes puissances dont la Transmutation peut faire preuve. Néanmoins, cette école peut-être dangereuse.

    En effet, un mage qui utiliserait la téléportation ou un transfert vers une destination inconnue peut l’amener à rencontrer une mort rapide, brutale et particulièrement douloureuse alors que son corps se manifeste au milieu d’un mur, d’un meuble ou au beau milieu d’un lac… Ou dans le pire des cas, un autre mage. Des zones spécifiques au niveau des points importants sont utilisés comme “plateforme de téléportation sûre” pour les mages, et il est conseillé de ne pas s’y attarder trop longtemps afin de ne pas perturber le trafic.

    La manipulation du temps entre aussi dans l’école de la Transmutation. L’un des sorts les plus simple à réaliser est celui visant à ralentir la chute d’un individu, qui est une alternative très prisée pour éviter une chute mortelle. A haut niveau, il est possible d’influer sur le temps d’autres individus, comme pour ralentir un ennemi ou augmenter la vitesse d’un allié.

    Très prisée des “mages-guerriers”, elle permet de rapidement donner des capacités qui dépassent de loin les limites d’un être vivant classique pour combler le manque de pratique martiale. Pour citer le nom d’un mage renommé en transmutation, je parlerai de Jaina. Sa maîtrise de la Transmutation est tel qu’elle est capable, seule, de téléportation une armée entière sans encombre particulière, et plus récemment, de lever la carcasse d’un vaisseau amiral depuis longtemps jonché dans les fonds marins (voire de le faire voler… *vous sentez à ces mots l’exaspération de celui qui les a écrit*), et ce sans que cela ne lui paraisse particulièrement difficile à réaliser.

    Note personnelle : Oui, il est possible d’utiliser la Transmutation de manière défensive, mais puisque c’est un domaine que je souhaite garder jalousement.

    L’Enchantement :

    L’une des écoles les plus clair en terme de fonctionnement, c’est “le procédé d’imprégner un objet - ou une personne - avec des pouvoirs magiques. Certains enchantements sont temporaires, d'autre permanents. Apprendre à enchanter peut être difficile, mais c'est l'une des formes de magie les plus lucratives que l'on puisse étudier et des moins dangereuse car c'est l'une des études de magie qui a le moins de chance de mener sa propre destruction” (Les Écoles de magie des Arcanes – Enchantement).

    En effet, imprégner magiquement un objet ou une personne se fait généralement avant une bataille, un affrontement ou une utilisation particulière, l’Enchanteur peut donc entièrement focaliser son esprit et son temps à la réalisation de sa tâche. La qualité de l’objet ou de la personne limite rapidement la quantité d’énergie que l’on peut y stocker pour lui donner un effet particulier, ce qui implique qu’un objet enchanter n’explosera jamais et fonctionnera toujours comme demandé jusqu’à épuisement des ressources, menant à une drastique et presque instantanée perte d’effet (prenez l’exemple d’un compresseur à air avec contrôle de pression à la sortie. La pression demandée sera toujours la même jusqu’à ce que l’air à l’intérieur ne soit plus suffisant, et dans ce cas, vous n’obtiendrez presque plus d’air en sortie). La Magie Runique (au sens vaste du terme, je ne parle pas ici uniquement de la “magie” des Chevaliers de la Mort) s’appuie sur ce fonctionnement, mais j’y reviendrai.

    La méthode inverse, “le désenchantement, est le procédé de dissipation ou d'abolition de la magie. Le sort de dissipation magique est l'un des plus importants de l'arsenal d'un magicien, car il peut potentiellement renverser les effets catastrophiques d'un sort mal lancé. Il est également possible de désenchanter de manière permanente un objet magique. Ceci produit une forme unique de mana cristallisé qui peut être utilisé lors du processus d’imprégnation de propriété magiques dans un autre objet” (Les Écoles de Magie des Arcanes - Enchantement).
    Kael’thas Haut-Soleil fut longtemps “considéré comme l'un des plus importants maître de l'enchantement. Il a non seulement maîtrisé la création de puissantes armes magiques, mais il a également appris à manipuler ces objets à distance (via la Transmutation), leur permettant de se battre d'eux-mêmes. Cela pouvait permettre rapidement au prince de combattre comme s'il était défendu par plusieurs gardiens alors même qu'il est complètement seul. De fait, il peut s’agir d'une puissante magie défensive”.

    A l’inverse, les Brise-Sorts maîtrisent souvent les deux facettes de l’Enchantement. D’un côté, c’est la possibilité de rendre les pavois résistants aux projectiles magiques, ou les armes à avoir des effets supplémentaires (ainsi que les runes et les parchemins associés) et puisqu’il n’y a pas manipulation directe des flux magiques, c’est la possibilité de porter des armures lourdes, et de l’autre, c’est la possibilité de se protéger et de pouvoir intervenir dans le cas d’Enchantement puissant lorsqu’il sont dans un appareil plus simple (une tenue en tissu, en général).

    *La suite est introuvable. Les mots s’arrêtent exactement à la fin de la page que vous êtes en train de tenir*

    [1] Par volonté, j’entends un jugement. Dans le cas de la Lumière avant l’arrivée des Naaru, il fallait que l’utilisateur ne voit le monde qu’en « beauté » et en « bonnes actions ». Dans le cas du Chamanisme, les pouvoirs sont prêtés directement par des Elémentaires ou les Esprits, et nécessitent une « acceptation » de leur part.

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